Le samedi 14 décembre, à la Brasserie le Real, s’est tenu un quatrième café débat sur le thème de la mobilité urbaine. Après un café-débat sur le bio à l’école, sur le commerce et la culture, une vingtaine de Garennois désireux d’échanger leurs idées sur la politique urbaine de la Garenne-Colombes se sont réunis. Comme annoncé dès le début par Alexandre Faraut : « Le but n’est pas d’imposer un mode particulier mais de trouver un équilibre ». 
Tout au long du débat, les idées et les interrogations concernant la mobilité de nos piétons, automobilistes et cyclistes ont suscité de l’intérêt et de l’enthousiasme afin d’agir ensemble pour une Garenne-Colombes ambitieuse, sécuritaire et éco-responsable.

La Garenne-Colombes, ville qui concentre environ 30000 habitants, possède la capacité de s’inscrire dans une dynamique éco-responsable et en a l’ambition. C’est ce qui ressort de notre échange. Notre ville se doit d’offrir à tous ses usagers la possibilité de circuler en vélo ou à pied en toute sécurité, de pouvoir garer son vélo sans avoir peur de ne pas le retrouver. La mairie doit se mettre au diapason de ce qu’attendent ses citoyens : aménager l’espace public pour favoriser les déplacements des piétons et des cyclistes.

Pour ce faire, il nous faut un plan politique clairement défini, qui s’inscrit dans la dynamique éco-responsable que nous défendons. Un premier travail doit être fait au niveau de la commune pour ensuite l’impulser dans une logique intercommunale afin de construire un plan ensemble.

À la question, quelle est la place des piétons et des cyclistes dans notre ville, deux axes majeurs se sont dégagés :

  • Comment peut-on apaiser et sécuriser la cohabitation sur la voie publique des piétons, des cyclistes et des automobilistes tout en ayant recours à des mobilités douces ?
  • Garantir aux garennois un meilleur aménagement de l’espace public passe par l’élaboration d’un plan vélo ambitieux.

Un plan vélo ambitieux

Beaucoup de citoyens ont une appétence naturelle pour le vélo ou pour la marche mais ils seraient prêts à l’approfondir si la politique communale suivait. Il a été évoqué un désintéressement de la mairie pour approfondir l’aménagement des pistes cyclables, ce qui ne peut plus durer.
Avec de la volonté politique, beaucoup de choses peuvent être réalisées concernant le vélo. On ne demande pas de grosses infrastructures, ce qui n’inclut pas beaucoup de dépenses : il ne s’agit pas de faire de l’écologie punitive, il faut prendre un peu d’espace à la voiture pour donner plus d’espace au vélo. Cette volonté politique s’articule autour de trois axes :

1. Des infrastructures routières aménagées

  • Des infrastructures de stationnement sécurisées, qui se planifient sur 10-15 ans, c’est principalement la raison pour laquelle il ne faut pas attendre. Une de nos idées phares sur ce sujet : construire des abris à vélos spacieux et parfaitement sécurisés aux abords des gares afin de favoriser l’inter mobilité à la Garenne. En effet, tous les garennois, qu’ils soient du centre ou des Vallées se rendent à pied ou à vélo dans les gares.

Il est indispensable de créer des conditions d’accès sécurisées aux piétons et aux cyclistes. Tandis qu’environ 180 000 personnes travaillent à la Défense, les moyens pour s’y rendre en vélo sont catastrophiques.

2. Des vélos à disposition

  • Comme l’a exprimé Alexandre Faraut : « Les gens sont prêts à prendre leurs vélos s’ils sont prêts à le retrouver le soir ». Plus on sécurisera les voies, plus le trafic des vélos se développera.
  • Ce qui passe par favoriser l’implantation sur le territoire d’un vendeur de vélos, d’associations qui vendent et collectent des vélos. Importer des vélos, les entretenir etc. La fonction créera l’organe, si on augmente les pistes cyclables, les gens achèteront plus de vélos.

3. Du service

  • On ne réduit pas le vélo aux enfants et aux loisirs. Le vélo est un secteur porteur. C’est le fer de lance des mobilités de demain. En Ile-de-France, sur 12 millions d’habitants, 15 millions de déplacements se font quotidiennement en voiture tandis que 850 000 déplacements se font en vélos.
  • Un des leviers importants est celui associatif. Les associations de vélos peuvent jouer un grand rôle avec notamment des outils incitatifs et des lectures trans-communales.
  • Mettre les programmes des différentes villes en cohérence. En tant que municipalité, on veut inciter à ce qu’il y ait une antenne MDB (Mieux se déplacer en bicyclette) à la Garenne, indépendante de la municipalité.

Notre plan vélo ambitieux peut influer sur une dynamique commerçante. En effet, le stationnement de voitures pénalise les commerçants. Ainsi, les livraisons à vélo pourraient devenir beaucoup plus faciles avec la création de plateformes à domicile pour des commerçants qui se regrouperaient. Ce qui reviendrait à créer un réel écosystème autour du vélo.

Notre programme entend étendre l’apaisement et la tranquillité aux garennois. Le sujet de ce café débat est la cohabitation entre tous les usagers en commençant par les vélos. Notre projet a une vraie cohérence et se situe dans l’air du temps avec toutes les problématiques qui l’accompagne, que cela soit les enjeux climatiques ou la pollution… Il faut en parler avec les usagers et organiser l’espace avec une approche consensuelle et concertée.

Le mot de la fin pour Alexandre Faraut :

Rien n’est impossible si la mairie veut le faire.

Merci à toutes et à tous pour votre participation.